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Erase


Since 2014

category: Minimal Digital

Erase

La série Erase (effacement) prend ses racines au croisement de l’art minimal et du numérique low-tech.
Dans la continuité de la série de travaux initié par Robert Rauschenberg en 1951 par laquelle il questionne les limites de l’art et son extrême définition, Damien Aspe pousse à l’extrême l’idée d’effacement en s’appropriant les techniques contemporaines reproduitent de manière artisanale; une sorte d’aller/retour permanant entre analogique et numérique.
Comme une suite à l’œuvre Erased de Kooning Drawing - 1953 de Robert Rauschenberg, Damien Aspe efface au-delà de la page blanche en s’inspirant de l’incontournable logiciel de retouche photo : Adobe Photoshop.
Effaçant numériquement une page blanche avec l’outil gomme du fameux logiciel, la gestuelle obtenue avec une souris informatique et totalement divergente d’une technique manuelle. Le résultat obtenu, matérialisé par des centaines de petits carrés gris est alors reproduit selon un procédé classique et artisanal au moyen d’un crayon graphite ou d’un pinceau.
La série Erase bouleverse les idées reçu selon laquelle l’effacement est une suppression de matière, (Damien Aspe rajoute du graphite ou de la peinture pour effacer) et que l’aboutissement ultime de l’art minimal est le monochrome blanc (il y a bien un au-delà de la page blanche).
Si d’un point de vue numérique l’exécution du tracé prend quelques secondes, sa reproduction artisanale prend plusieurs jours voir des semaines à l’artiste, qui interroge ici le facteur temps en opposant la rapidité du numérique à la lenteur du manuel.
Même si le résultat visuel obtenu classifie la série Erase comme œuvre minimale, il est à noter que le processus (gestuelle) s’oppose à la définition même de l’art minimal.

  • Date

    2014 - 2017

  • Technique

    Wallpainting sur mur

  • Dimension

    200 x 300 cm

  • Edition

    Unique

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